New Zealand en van

le pays du Kiwi, la bestiole, pas le fruit.

La population, estimée à environ 4 millions d’habitants en 2013, est majoritairement d’origine  Européenne, tandis que les Maoris forment la minorité la plus nombreuse. Pourquoi Nouvelle Zélande. les premiers explorateurs européens à s’y arrêter en 1600 quelques choses pour leurs vacances étaient Néerlandais. Ils baptisèrent les îles Nova Zeelandia en honneur de la province néerlandaise de Zélande qui veut dire comme son nom l’indique, vous l’aviez deviné « nouvelle terre des mers ». Bref les gars s’étaient vraiment creusés la tête quand même pour trouver le nom de ce nouveau pays, un peu comme les mecs chez Renault qui appellent leurs voitures: Safrane, Mégane ou encore Clio. Quelques années plus tard, celui qui vend des boites de thon à l’huile, James Cook, de passage lors d’un périple, s’arrête sur la grande ile et trouve que les néerlandais craignent un max. Il se dit que pour faire plaisir à la Queen, il anglicisera le nom en New Zealand, d’où … la traduction française Nouvelle-Zélande.

Jour 1 : Tahiti – Auckland

Arrivée un peu en retard 7h55 à Auckland, l’avion qui devait décoller à 2h25 de Tahiti, n’a décollé qu’à 4h30. De fait, au lieu d’attendre à l’aéroport de Tahiti nous sommes allés chercher une chambre à l’hotel Airport, sauf que comme nous n’avions pas réservé, eh bien, il n’y avait pas de place. Aussi après un moment de légère désolation, nous cherchons et trouvons une chambre dans une pension au-dessus de l’aéroport, chambre à 57€, chez Fifi. Une pension de famille, la dame très sympa, la chambre propre, la salle de douche un peu plus loin, pas le grand luxe, le tout manquait d’un coup de peinture, mais clean. Nous profitons de cette dernière nuit tahitienne pour nous faire un festin de nourriture locale, un Domac, bien pratique au demeurant. Réveil à 2h. L’avion décolle, encore quelques presque 5h30 et nous arrivons en NZ! 

Vu de l’avion, il y a des montagnes et la mer, c’est vert… oui je sais j’ai bossé dans un guide touristique, je sais trouver les mots. Quelques fourvoiements pour trouver le shuttle pour aller chercher le van. Je passe par la case administrative pour les papiers du van et hop… nous voilà autonomes. A nous les petites anglaises, euh pardon à nous les grands espaces! Bon… la sortie d’Auckland, c’est comme la sortie d’une grande ville, il y des grandes quatre voies, avec des voitures et des grands hangars comme dans les zones industrielles, c’est pas plus sexy que ça. « On avance on avance toujours dans l’même sens c’est pas comme si on avait pas d’essence » comme disait presque Souchon car les paroles ce matin m’échappent un peu comme vous avez noté. Le but est de descendre un peu au sud et d’épouser la côte en virant à l’est en direction de Thames, une ancienne ville de mines d’or puis de longer la côte en direction de la péninsule de Coromandel, passant par Tapu, Té Kouma pour arriver à Coromandel Town. Déjeuner à Thames sur un parking devant la mer, la couleur de la mer est radicalement différente de celle de Bora Bora… marron caca de poule.  La ville ressemble à certains endroits aux villes western avec les maisons frontons en bois avec peints les noms des boutiques, ils ont voulu garder un côté de l’époque visiblement. 

Entre Thames et Coromandel,  nous suivons une route de bord de mer, vraiment bord de mer, entendu, la mer juste juste à gauche au bord des roues et à droite la montagne. Les virages se succèdent les uns aux autres, cà pourrait  être une route d’une étape du tour de Corse. C’est plutôt beau, on va pas s’emporter tout de suite, on est pas des filles faciles, mais il faut reconnaitre que la route qui serpente, souvent sous une voute d’arbres, est jolie avec ce soleil qui décline sur l’horizon et qui éblouit de mille feux la surface de l’eau. L’eau est brillante comme argentée. Autant la sortie de Auckland « nous a laissés froid comme le scorpion mon frère » (paroles de Lavilliers), autant cette route est enchanteresse. Arrivés sur Coromandel, c’est tout simplement superbe, une côte montagneuse avec des baies et des golfes, des îles posées au milieu de nulle part dans le golf, et tout ça sur une coucher de soleil. Les maisons changent de styles, c’est le style anglo-saxon chic, de belles maisons accrochées à la montage avec un concours des proprio à celui qui a la plus belle vue et le concours est serré les amis, parce que en terme de belles vues, il y a de la place pour tous! Ca ressemble un peu, sauf que c’est moins haut qu’ici, à la pointe de Tiburon avec vue sur San Fran. Le quartier est presque aussi chic, léché jusqu’à bien sûr la pelouse et les parterres végétaux et luxuriants. Tous ont un bateau ici, tous un tracteur pour le mettre à l’eau car ici aussi comme chez nous il y a des marées.

A la sortie de Coromandel, bifurcation sur la presqu’île pour trouver un endroit où dormir. Joli coin avec vue sur le golfe de Hauraki, superbe pour passer la nuit. Ici les endroits pour dormir en van sont un peu chers, les plus beaux sites sont interdits au camping ou aux RV, l’amende est de 200$… on va être respectueux… au moins au début. Réveil à 6h45 am, nuit de 12 heures! La nuit tombe ici vers 18h et bien sûr, le jour se lève également tôt, vers 6 am. Café brulant, pain beurre confiture et douche froide, pas eu la patience d’attendre que l’eau chauffe, chauffage, s’il vous plait,  je dois dire que ça change du Combi… mais franchement moins beau et moins séduisant. Il faut reconnaitre que les sorties en Combi que j’ai eu l’occasion de faire en UK ou en Irlande ne pouvaient être mieux, la team, le bus, tout y était, aussi est-ce difficile de faire mieux avec un van moderne. 

jour 2 : Coromandel, sa presqu’île, ses baies, sa péninsule.

Départ tôt, il parait que la vie appartient aux gens qui se lèvent tôt. Direction plein nord vers Colville, l’objet ce matin est de monter tout en haut de la péninsule. Alors, pour dépasser Colville, il n’y a plus de route, c’est de la piste et là, c’est un peu la surprise, la boite de location nous a dit que le tout terrain n’était pas autorisé… je m‘en serais douté un peu. On verra bien moi je suis joueur en tout cas. De nouveau depuis ce matin, cette même route, tout au bord de l’eau, faite de virages et de virages. On passe Colville. Bon hormis le fait de rouler doucement, d’éviter les nombreux trous de poules, de faire gaffe à pas mettre les roues dans les ravins, de ne pas glisser sur les cailloux pour rater un virage, c’est cool comme piste. Ce qui est extraordinaire, c’est la vue!! Punaise! A droite de vraies montagnes à l’herbe rase très verte avec de nombreux vallons qui s’entrecroisent, et à gauche une mer qui joue entre les îles sauvages. Une sensation de dimension nous saisit, nous sommes petits entre ces montagnes et cette mer qui change de couleur à chaque baie. Parfois agitée, parfois calme, elle joue sur tout les registres pour charmer le visiteur. La montagne ne reste pas… en reste, elle joue également de ses couleurs, de ses ombres où les rayons du soleil matinaux caressent ses hanches, le creux de ses épaules, le plat de son dos. 

C’est 10 kms, puis 20, pour arriver tout en haut c’est une heure et 30 kms. Déjeuner vers 12h, tout là-haut là-haut. Vue surprenante au détour d’un virage. Nous nous installons, ce midi c’est saucisses anglaises et haricots locaux. Le vent souffle très fort, le van, remue un peu fort sous les assauts du vent, aussi nous décidons de descendre finir la cuisson près de la plage suivante. Beau soleil depuis ce matin, nous avons de la chance et nos yeux se remplissent de toutes ces beautés. Une pluie rapide change le prisme et les couleurs.

Après midi, toujours à profiter de ces cadeaux pour les yeux que sont ces paysages. Nous doublons Port Jackson pour finir sur Fletcher Bay en cul de sac, bon on avait pas tout à fait fait le job, notre carte n’est pas très détaillée et nous nous sommes un peu laissés aller en pensant continuer sur la façade Est de la péninsule. Demi-tour. Aucun regret tellement la diversité des paysages était splendide, parfois très en hauteur sur les montagnes, parfois au niveau de la mer, des vues parfois restreintes sur un bout de mer, parfois grandioses d’une hauteur permettant d’embrasser toute une baie et ses vallons. Le retour se fait un peu plus rapide sur la piste. Direction le parc de Coromondel et ses montagnes couvertes de végétations diverses, parfois du maquis Corse, parfois des pins Finlandais, parfois de la végétation comme dans les Caraïbes ou dans l’Océan Indien. Etonnant et ça monte ça monte, et ça descend descend. 

17h30: Whitianga, nous sommes sur la façade Est de la péninsule, nous avons trouvé un bel endroit autorisé devant la mer, dos à un petit bois. 

Jour 3: Whitianga – baie de Plenty – Toronga – Rotorua – Taupo

Nous sortons du Far North Coromandel (hier) un lieu isolé de tout, de ses plages de galets mais aussi de ces quelques plages spectaculaires de sable blanc, de ses baies impressionnantes telles Fletcher Bay, Kennedy Bay ou Waikawau Bay, pour descendre au sud-est aujourd’hui. Moins sauvage que la péninsule du Far North, cette journée sera sans doute superbe également. Le guide nous annonce du lourd, avec quelques sites historiques à ne pas manquer mais aussi plus simple les longues plages qui font la joie des vacanciers, l’été, par leur beauté. Il y en a pour tous les goûts,  une sortie snorkeling ou baignade le long des falaises pour explorer les petites grottes ou diving? Une sortie à pied le long des falaises? une sortie serviette et bronzette?  à vous de voir et de trouver ce qui vous va… bon en ce moment, pas besoin de crème solaire, on ne risque pas grand chose. 

Réveil ce matin 5h49, il fait encore nuit, elle n’a été qu’une succession de mauvais rêves, des trucs chiants, pas vraiment des cauchemars où quand c’est vraiment nul, tu réussis à te réveiller en forçant un peu le sommeil pour ouvrir un oeil. Non là, c’était des trucs lancinants qui collent au sommeil, que tu traînes comme des choses larmoyantes. Bon à force de dormir, de se réveiller, de re-dormir etc etc… la nuit finit par passer. Le temps de mettre le chauffage dans le van, de lancer l’eau chaude pour la douche, le petit déjeuner est avalé. Le soleil s’est levé, et j’admire la vue sur la mer qui me fait face à quelques 7 ou 8 mètres du salon de notre RV. La mer est haute, oui ici il y a ds marées, et les vagues se jettent nonchalamment sur les rochers qui bordent notre RV. Honnêtement, après une nuit comme ça, la vue vous réconcilie avec la vie. Au fond de la baie, les montagnes se découpent  dans le ciel entre nuages et soleil. La journée sera sans doute ventée, le vent donne déjà des signes de sa présence. En fait la nuit, même sans chauffage il fait plutôt bon voire même chaud sous la couette, dehors… tempé aux alentours des 15 degrés? En espérant qu’aujourd’hui nous ayons du beau soleil comme hier.

Bon en fait, si on fait le bilan de la journée comme disent les comptables, de la route, encore de la route, trop de route pour passer une bonne journée. d’abord un peu trop de montagne, hier ça suffisait, puis de la flotte et des virages, trop d’attention dans la conduite, puis encore de la montagne moins sympa et pour finir des routes longues sans grand intérêt. Ce midi, un peu lassé par la route, on saute un peu les geysers… mah bon … quand on a vu les geysers de Yellowstone, les autres geysers de Rotoroa sont un peu du pipi de chat, même s’ils sont beaux, alors pas trop de regret… Aprem en direction de Taupo, le site devait être parfait, en fait c’est un grand lac type taille un demi Erié voire un quart, mais bon, c’est bien mais pas assez pour faire un détour. En parlant de détour, de fait nous changeons notre fusil d’épaule pour demain compte tenu de la journée et au lieu de descendre sur Napier, nous optons pour une version à l’ouest. 

jour 4: Taupo – Wahakamaru – Benneydale – Te Kueti – Taharoa – Oparau – Kawhaia

Réveil pas très matinal, nous sommes au campground aussi nous la coulons nous douce. Ptit dej vers 8h, après douche doucement et départ vers 9h après remplissage du water tank. La décision hier a été prise en conseil de l’ordre de changer le  trajet : départ vers l’ouest. Hier route pas très belle, ce matin route avec montagnes encaissées, prairies, vaches, moutons, toutes en pentes car ici une prairie à plat ça n’existe pas. Tous est pentu, mamelonné, de fait les vaches et les moutons passent leur journée à monter descendre, remonter redescendre sur les pentes pentues des champs. En fait le relief est bouleversé en NZ, aussi rien n’est à l’horizontal, ce n’est que montées, descentes, falaises, montagnes, vallées, ravines. Les moutons sont des moutons de course à force de gambader dans les hauteurs, quant aux vaches,  elles ont des mollets comme çà…galbés comme il faut et des cuisses bien musclées, le samedi quand elles sortent elles mettent les talons, et sur les danses floor elles mettent l’ambiance… oh la vache! La route se déroule au gré des virages, le passage de vallées en vallées, très très vertes, vert chlorophylle jaune, ouiap c’est une nouvelle couleur…Entre les montagnes ce sont les vallées, entre les vallées ce sont les cours d’eau et les ravines,  on passe des vaches noires aux vaches brunes, puis aux moutons blancs et aux moutons blancs.  Le relief est très varié, c’est très séduisant, la route serpente, le van arrondit les virages tout ça au son de ma play liste qui défile de jolis morceaux de musique variés. On file plein ouest. Personne sur la route. L’objectif ce matin était de traverser et d’arriver au dessus d’un golfe dans la montagne, un endroit avec une vue de mer à 180, en tout cas c’était notre appréciation en fonction de la carte. 

Nous sommes donc partis sur une route en impasse sur une trentaine de bornes dans la montagne avec une ferme tous les dix kilomètres pour finir sur une village étonnant dans la mesure où il n’y a rien, pas de boite, pas de commerce, pas de bar… rien sauf une mine, mine qui fait vivre peut-être 200 personnes. Le village posé sur l’arrête supérieure de la montagne, ressemble au trou pommé du film Délivrance, ce que je ne manque pas de faire remarquer à voix haute en cherchant  à retrouver la musique du film, je revois parfaitement le gamin avec son banjo, Burt Reynolds et son pote à la guitare. En traversant le village, on se retrouve sur une route en impasse devant la mine dont l’entrée est balisée par un grand panneau transpercé par des impacts de balles, panneau qui explique que si t’es pas du coin t’as rien à faire là, une voiture nous colle les fesses, un mec descend. C’est pas un garde mais un bon gars du cru avec des bottes en plastique coupées à hauteur des chevilles, un bermuda qui a du être lavé en début d’année, et un tee-shirt Iron Maiden, en voyant sa tête pointer à la fenêtre du van, on se dit qu’il avait du être un peu maltraité dans son enfance… et à peine ma vitre baissée alors que je lui adresse mon plus pur sourire diplomate, il me balance: « you fucking get off the road » en faisant une sorte de signe de rapeur avec sa main et son index,  « you fucking off the road, you blocking the road » moi toujours le sourire diplomate aux lèvres, malgré son haleine lourde et chargée de bière, je réponds « are you sure? the road is prohibited? » En fait, je crois que j’avais compris que le garçon, qui nous la jouait Délivrance, n’avait pas envie de déconner… je n’ai pas demandé mon reste, et ai fait marche arrière, je ne voulais pas que ça se finisse comme dans le film, je ne voulais pas qu’il me torde l’oreille et me dise de faire le cochon, aussi ai-je accéléré en arrière, façon vitesse de la lumière dans Starwars et arrêté de sourire comme un idiot. Cinq cents mètres plus loin, bam… marche avant et dans un jet de poussière la van s’est métamorphosé en navette spatiale, je ne savais pas qu’il était aussi puissant le Merco, les caisses aux 500 miles d’Indianapolis, à coté, c’est de la roupie de Sansonnet.  Dans le van pas un mot. J’avais un oeil rivé sur la route l’autre sur le rétroviseur. J’espérais que le garçon et ses potes avaient mieux à faire que de jouer avec des Frenchies. Là, avec le van, on se la joue façon tour de Corse sauf qu’on a pas le road-book qui annonce la vitesse à avoir dans les virages… pas grave, on fonce, on a fait le tronçon de vingt bornes de route façon Guiness des records, le van n’a jamais été aussi vite,  les pneus sont brûlants, les disques rouges, mais pas possible de faire un arrêt au stand … et c’est juste à ce moment-là que je retrouve dans ma tête l’air du gamin au banjo,  j’arrête mon apnée et respire un grand coup… tiens en parlant de record, je devrais tenter le record de plongée en apnée libre…mais sans les méchants de Délivrance.

Impossible de trouver l’appétit ce midi. Nous continuons en faisant le tour de ce golfe beaucoup plus grand que celui du Morbihan et en plus avec des montagnes. Tantôt au ras de l’eau, tantôt en altitude, le regard sur cet immense golfe change au fur et à mesure que nous avançons, c’est plutôt joli. La lumière change aussi suivant la façon dont nous l’abordons, elle se fait parfois rasante et rebondie à la surface de l’eau, parfois drue. 

L’arrivée se fait dans un petit village en impasse qui est aussi un spot de pêche au gros, le village étant inscrit dans le golf de Kawhaia, comme une virgule à son entrée. Très grande plage de sable gris sur le versant opposé, avec une mer sauvage, le vent souffle fort. L’été, ce doit être blindé, fin août personne hormis les habitants peu nombreux à y vivre à l’année. Deux ou trois voitures circulent, des enfants jouent dans le rue en sortant de l’école. Il y a un peu une atmosphère de fin de monde dans ce village battu par le vent et les embruns… on imaginerait bien un gars arriver d’on ne sait où et prendre une chambre dans l’hôtel, une sorte de fugitif traqué par les méchants tueurs de la mafia, en fait leur comptable. Le comptable qui est parti avec le coffre du casino, le Bellagio. Il ne sort que pour prendre son café le matin au bar sur le port, toujours un café bien noir avec un nuage de lait raconte la barmaid. Après il part marcher, sur la grande plage, dit-elle, à cet autre monsieur habillé tout de noir venu lui poser des questions, il ne parle pas beaucoup et est très gentil se croit-elle obligée de préciser au costard noir. Le lendemain matin costard noir sera au rdv du café, le comptable, lui s’est envolé cette nuit. 

Campground, 25 NZ$ pour cette nuit, c’est donné pour avoir des douches et de l’électricité. Nous sommes 2 vans de touristes en plus des caravanes qui sont là à longueur d’année, l’autre van, une française de Redon et un Allemand de Cologne, il sent bon. Passons aux choses sérieuses, apéro. Le soleil, décline déjà sur l’horizon, il est 17h30. 

Jour 4: remontée sur Auckland, Ragland – Naike – Mercer

Réveil sous la pluie. Douche et ptit déj. Départ au nord par les pistes en longeant la côte et en passant de montagnes en montagnes. Jolis points de vues. C’est tout de même impressionnant, il n’y a rien de plat en NZ, tout est mouvementé, tout est soit en côte, soit en descente, pas vu une plaine depuis de départ. Le Van sera un peu sale pour le drop-off car les pistes sont glissantes et boueuses, en tout cas ce van est étonnamment confortable dans des situations cahoteuses, il roule facile, avalant les trous de poules et rassurant malgré le côté glissant de la piste. On contourne le mont Karioi. Encore une baie, quelques 30 kms plus au nord, jolie aussi, grande mais moins grande que celle d’hier. La mer est haute, le soleil succède à la pluie, quelques photos, un rien sauvage ce coin, pas de maison ou presque, que des agriculteurs à habiter dans le coin et c’est une exploitation toutes les 15 bornes. Ici le mouton est roi et la vache reine. Ils ont tous les espaces nécessaires à condition de crapahuter. Bon les gamins des agriculteurs doivent être un peu enfermés, pour ce qui est d’aller voir une pote, il faut faire 50 bornes et pour aller au ciné, tu oublies, le théâtre, ils n’en ont entendu parler qu’à la tv.  Je ne sais même pas comment ils font pour avoir le net, en tout cas ce ne doit pas être rapide, à tous les coups ils ne savent sans doute pas qu’il y 2 saisons pour la Casa de Papel. On file bon train. Déjeuner en arrivant à Mercer au bord d’un fleuve. On finit les fonds de frigo. Auckland n’est plus qu’à 70 bornes. Encore quelques virages et nous attaquons la quatre voies qui file en direction de la capitale. Çà sent la fin. on nettoie le van, on passe au contrôle de la boite de location et bam, direction la chambre d’hôtel pour le bain. Encore une soirée, un resto et demain c’est direction l’aéroport pour attaquer 12 heures d’avion pour Kong-Kong et encore après trois heures d’attente dans l’aérogare, encore 12 heures d’avion pour Paris.